Sous les charmilles de la fièvre
Marchent des Pierrots incolores
Jonglant avec huit anneaux d’or
Alors que vagissent trois lièvres
Chevauchant leur toréador.

Dans le salon brûlant j’ai vu
Danser des arlequins chanteurs
Sur des plateaux remplis de fleurs,
Valser des pantins moustachus
Nourris de bruit et de chaleur

Et la cuisine en proie aux flammes
Abrite des cuisiniers fous
Et des meutes de carcajous
Qui, maquillés comme des dames,
Hurlent dans des lits d’acajou.

Mais quand s’ouvre mon oeil en feu
Tout ce tumulte, effarouché,
Fuit et me laisse distinguer
Les bourrasques du vent furieux
Dans les feuilles des peupliers.

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